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Bienfaits et risques du bois énergie

Le bois énergie


Un marché en forte progression
La montée des prix du pétrole, mais aussi de l’électricité et du gaz, les risques d’épuisement des énergies dites « fossiles », les pollutions engendrées par leur utilisation massive, avec comme conséquence extrêmement grave le réchauffement climatique, bouleversent depuis quelques années le marché du bois et le développement de ce que l’on appelle le « bois énergie ».

Si la consommation de bois de feu avait, curieusement d’ailleurs, diminué en France de 20% entre 1995 et 2005, la situation s’est, depuis, complètement renversée, et depuis bien longtemps les coupes n’ont été aussi nombreuses qu’en cet automne 2006.
Environ 5% de la consommation énergétique française vient du bois ; soit 50 millions de stères, représentant l’équivalent de 8 millions de tonnes de pétrole (1). C’est donc à la fois peu et beaucoup.
Energie multiforme
Source d’énergie parfaitement renouvelable, le bois se présente désormais sous plusieurs formes : la bûche, la plaquette forestière faite à partir de rémanents (restes) d’exploitation ou de petits bois broyés, et le granulé de bois, venant lui de l’utilisation des sciures et déchets de scieries. Le prix du Kilowatt/h, pour du chêne, est le tiers du prix du Kw/h EDF… (Source : Bois et Forêts, revue du CRPF Poitou-Charentes, N° 55.)
Nouveaux systèmes
De nouvelles chaudières, de nouveaux dispositifs d’approvisionnement sont offerts aux particuliers comme aux collectivités, (2) et l’on sait que la Région a choisi de développer le chauffage bois, dans les lycées. Voir article suivant.

L’exploitation écologique


Respect des autres utilisations
Compétitive et non polluante, cette forme d’énergie est fortement recommandée ! Elle ne doit pas pour autant faire oublier la sylviculture, qui consiste à produire du bois d’œuvre ou d’industrie.
Equilibre biologique

Il est également nécessaire de conserver dans nos forêts un minimum de bois mort, debout ou à terre, nécessaire à l’équilibre biologique des peuplements : 5 à 10 m3 /ha, au moins, pour qu’entre autres, les populations d’insectes s’équilibrent, entre prédateurs et déprédateurs.
Il faut donc laisser à terre des houppiers, après exploitation d’un peuplement, sans les démanteler ; des grosses branches, voire des souches et des « chandelles », c’est-à-dire des parties de troncs restées debout, après une tempête, par exemple.
Ceci dit, l’utilisation des bois d’éclaircie, lorsque le forestier « ouvre » un peuplement au bénéfice des arbres d’avenir, est utile ; une partie des rémanents peut aussi être ramassée.
La sylviculture « durable », ou plutôt soutenable, va donc consister à équilibrer productivité biologique et exploitation, écologie et économie.

Alain PERSUY

(1) le label Qualiflam’bois assure une qualité du bois-bûche ; renseignements au 05 49 52 23 08
(2) se renseigner à l’ADEME (rue de l’Ancienne Comédie à Poitiers), aux « points d’information énergie », …